| | Cartes |
A/ Printemps - Andrena fulva
Müller, 1766
ECOLOGIEMœurs : Cette abeille est solitaire. Elle nidifie dans le sol, parfois en bourgade de centaines de nids. C’est une espèce peu exigeante qui peut nidifier dans de simples pelouses. On remarque le nid grâce au petit monticule de terre formé à son entrée par l’excavation de la terre des galeries. Dans les jardins, elle butine volontiers les groseilliers, myrtilliers, cerisiers, saules… Ses abeilles-coucous : Nomada signata et Nomada panzeri. Distribution : Abondante en Europe centrale. En Belgique, elle est commune presque partout. On la trouve facilement dans les sablières. Statut / conservation : Espèce non menacée. En nette augmentation en Belgique. Laisser des zones de terre nue dans son jardin et planter des arbres et arbustes fruitiers favorise sa présence. RECONNAISSANCECritères de détermination : Corps aplati. Trois cellules submarginales sur les ailes antérieures, la première plus grande que les deux autres. Langue courte. Femelle : 12 articles antennaires. La brosse de récolte est composée d’une touffe de soies (flocculus) sur le trochanter des pattes postérieures et de longues soies plumeuses sur le tibia et le premier article du tarse. Apex de l’abdomen avec un aiguillon. Mesure 11-14 mm. Longue et dense pilosité rousse sur toute la face dorsale du corps. Tête, pattes et face ventrale à pilosité noire. Mâle : 13 articles antennaires. Pas de brosse de récolte. Apex de l’abdomen avec un genitalia. Mesure 8-12 mm. Mandibules épaisses et fortement courbes. Pilosité de couleur très vive, blanche sur la face et rousse sur le thorax et l’abdomen. Face ventrale noire. Espèces semblables : Rasmont et al. (1995) recensent 81 espèces d’Andrène en Belgique mais aucune ne présente la même pilosité entièrement rousse sur la face dorsale et entièrement noire sur la face ventrale. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Surtout dans les jardins, parcs et bois clairs, mais aussi dans les gravières et sur les pelouses sèches. Espèce très commune à Bruxelles, on peut l’observer au Kauwberg à Uccle. Période de vol : Mars à mai. POUR EN SAVOIR PLUSBellman H. 1999. Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe. Delachaux et Niestlé, Lausanne, Paris, 336 p. Litt R. 1988. Observations sur Andrena fulva (Hymenoptera Apoidea). Revue verviétoise d’Histoire naturelle, printemps 1988: 22-30. Litt R. 1994. Observations sur Andrena fulva (Hymenoptera Apoidea). Revue verviétoise d’Histoire naturelle, été 1994: 45-52. PERSONNE DE CONTACTPatrick Lhomme : mailto:patrick.lhomme@umons.ac.be
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| Andrena fulva, femelle (det A.P) |
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| auteur(s) : Alain Pauly | | B: Gembloux | | sur fleurs de groseiller rouge (Ribes rubra) |
| Andrena fulva |
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| auteur(s) : Yves GLON | | FRANCE-60130 SAINT JUST EN CHAUSSSÉE | |
| Andrena fulva |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile antérieure. Les trois cellules submarginales sont indiquées en gris |
| Andrena fulva - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la face du mâle |
| Andrena fulva - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de l'extrémité de l'abdomen - Genitalia |
| Andrena fulva - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Vue de profil du mâle avec les genitalia sortis |
| Andrena fulva - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Face latérale de la femelle d'Andrena fulva. La face dorsale est rousse. La face ventrale est noire. La langue est courte. |
| Andrena fulva - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail du flocculus présent sur la patte postérieure de la femelle |
| Andrena fulva - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la face de la femelle avec une pilosité noire et une langue courte |
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A/ Printemps - Anthophora plumipes
(Pallas, 1772)
ECOLOGIEMoeurs : C’est une abeille solitaire. La femelle creuse une courte galerie qui mène à des galeries secondaires cloisonnées en cellules de nidification. Dans chacune des cellules, elle dépose un mélange de pollen et de nectar et pond un oeuf. Les mâles ont des comportements territoriaux. Ils « patrouillent » une bonne partie de la journée sur leur territoire en quête des femelles. Ces territoires sont essentiellement constitués de zones fleuries où les femelles viennent butiner. L’anthophore aux pattes poilues est une abeille à langue longue qui butine surtout les fleurs à corolles profondes (Lamiacées, Fabacées, Boraginacées). Son abeille-coucou : Melecta albifronsDistribution : Largement répandue dans toute l’Europe et commune presque partout. La plus courante des anthophores. Statut / conservation : Espèce non menacée. En nette augmentation en Belgique. La plantation de fleurs à corolles profondes ainsi que la conservation de sites favorables à sa nidification permet de maintenir les populations de cette espèce. RECONNAISSANCECritères de détermination : Ailes antérieures avec trois cellules submarginales de même taille. Femelle : 12 articles antennaires. Mesure 13-16 mm. Pilosité brun-gris ou noirs, avec des brosses collectrices de pollen presque toujours rouille. Mâle : 13 articles antennaires. Apex de l’abdomen avec un genitalia. Mesure 12-16 mm. Poils longs et bruns-gris. Facilement reconnaissable aux « plumes » qu’il porte sur les pattes médianes, caractère typique des mâles uniquement. Face avec des taches blanches ou jaune. Espèces semblables : Rasmont et al. (1995) recensent 8 espèces d’Anthophore en Belgique. Anthophora plumipes peut-être confondue avec Anthophora retusa, mais cette espèce est beaucoup plus rare, les brosses de récolte de la femelle sont par ailleurs brun-jaune, et le mâle n’a pas les pattes plumeuses. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Milieux ouverts avec sites de nidification adaptés : vieux bâtiments en torchis, talus argileux, chemins creux et gravières. Butine souvent loin du site de nidification. Déjà observée de nombreuses fois dans le parc du cinquantenaire. Période de vol : Avril à mai. POUR EN SAVOIR PLUSBellman H. 1999. Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe. Delachaux et Niestlé, Lausanne, Paris, 336 p. Chorein A. 2007. Systématique et chorologie des Anthophorini (Hymenoptera: Apidae) de Belgique et du Nord de la France, avec une première analyse de leurs sécrétions volatiles. Mémoire de fin d’études, Université de Mons-Hainaut, Mons, 80p. PERSONNE DE CONTACTSylvie La Spina : mailto:slaspina@ulb.ac.be
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Distribution en Belgique d'Anthophora plumipes
Main sources : Adrien Chorein Last update : Distribution en Belgique d'Anthophora plumipes
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| Anthophora plumipes |
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| auteur(s) : JM Michalowski | | RN Pierreux Ferrières | | mâle |
| Anthophora plumipes |
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| auteur(s) : Yvan Barbier | | B, Gembloux | | sur Symphytum officinale |
| Anthophora plumipes |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile antérieure. Les trois cellules marginales sont indiquées en grisé |
| Anthophora_plumipesF_profil.jpg |
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| auteur(s) : | | |
| Anthophora plumipes - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Face latérale du mâle avec la patte médiance qui porte de longues soies et la face avec des maculations blanc-jaune |
| Anthophora plumipes - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la face et de la très longue langue |
| Anthophora plumipes - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la patte médiance avec de longue soies |
| Melecta albifrons |
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| auteur(s) : Philippe MONIOTTE | | B: Héron | | Abeille coucou qui parasite les d'Anthophora plumipes |
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A/ Printemps -Osmia cornuta
(Latreille, 1805)
ECOLOGIEMoeurs : Cette abeille est solitaire. La femelle construit des nids de préférence dans des cavités linéaires (ex : tiges de Bambou, trous d’évacuations d’eau des fenêtres) qu’elle cloisonne de la terre mêlée de salive. Elle dispose ses oeufs suivant le sexe : les mâles, qui émergeront deux semaines avant les femelles, se développent dans les cellules proches de la sortie. L’osmie cornue présente une langue longue et butine de nombreuses fleurs, avec une préférence pour les Fabacées (trèfle, lupin, robinier) et les Rosacées (pommier, poirier, cerisier). Son abeille-coucou : Osmia cornuta n'a pas d'abeille coucou connue à ce jour. Distribution : Centrée sur la méditerranée et l’Europe centrale. En Belgique, elle préfère les zones urbanisées chaudes mais on peut la rencontrer dans les milieux naturels. Statut/Conservation : Espèce non menacée. En expansion, surtout dans les villes. On peut très facilement attirer et observer l’Osmie cornue en aménageant des nichoirs (bûches percées, fagot de tiges creuses) dans un endroit bien ensoleillé et à l’abri des intempéries. RECONNAISSANCECritères de détermination : Corps trapu. Abdomen ovale. Deux cellules submarginales sur les ailes antérieures, la première plus petite que la deuxième. Langue longue. Présence d’arolia (coussinet entre les griffes). Abdomen avec une pilosité rousse vive. Femelle : 12 articles antennaires. Présence d’une brosse de récolte à pollen sur la face ventrale de l’abdomen. Apex de l’abdomen avec un aiguillon. Mesure 10- 14 mm. Pilosité noire sur la tête et le thorax, rouille vif sur la brosse ventrale. Porte des petites « cornes » caractéristiques sur l’avant de la tête. Mâle : 13 articles antennaires. Pas de brosse ventrale. Apex de l’abdomen avec un genitalia. Mesure 12-14 mm. Pilosité grise/blanche sur le thorax et la tête. Espèces semblables. Rasmont et al. (1995) recensent 13 espèces d’osmie en Belgique. Osmia cornuta ressemble à Osmia rufa et Osmia bicolor. Osmia rufa présente la même taille, des cornes sur le clypeus et la même biologie de nidification mais la pilosité du thorax est rousse et le bout de l’abdomen est noir. Osmia bicolor présente les mêmes couleurs que Osmia cornuta mais elle est plus petite, les femelles ne présentent pas de cornes et les pattes sont de couleur rouille. Osmia bicolor nidifie dans les coquilles d’escargots. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Jardins, parcs et chemins creux. Espèce très commune à Bruxelles. Période de vol : Mars à juin. POUR EN SAVOIR PLUSBellman H. 1999. Guide des abeilles, bourdons, guêpes et fourmis d’Europe. Delachaux et Niestlé, Lausanne, Paris, 336 p. Benoist R. 1931. Les osmies de la faune française (Hymenopt. Apidae). Annales de la Société Entomologique de France, 100, 23–60. Crevecoeur A. 1925. Les Osmia de Belgique. Bulletin & Annales de la Société entomologique de Belgique, 65: 183-194. Jacob-Remacle A. 1990. Etude descriptive des nids d’Osmia cornuta (Latreille, 1805) et d’Osmia rufa (Linnaeus, 1758) (Hymenoptera Apoidea Megachilidae). Notes fauniques de Gembloux, 22: 49-64. Marechal P. 1932. Recherches sur deux osmies communes: O. cornuta Latr. et O. rufa L. Société entomologique de France, Livre du Centenaire, 505-512. Tasei J.N. 1973. Le comportement de la nidification chez Osmia cornuta A.LTR et Osmia rufa L. (Hymenoptera Megachilidae). Apidologie, 4 (3) : 195-225. Tasei J.N. 1973. Observations sur le développement d’Osmia cornuta A.LTR et Osmia rufa L. (Hymenoptera Megachilidae). Apidologie, 4 (4) : 295-315. PERSONNE DE CONTACTJean-Claude Hardy : mailto:hardy.jc@skynet.be
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Distribution en Belgique d'Osmia cornuta
Main sources : Yvonnick Last update : Distribution en Belgique d'Osmia cornuta
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| Osmia cornuta |
>>> galerie photos |
| auteur(s) : Nicolas J. Vereecken | | Braine-l'Alleud (B) | | Sur Erica carnea, la bruyère hivernale |
| Osmia cornuta |
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| auteur(s) : | | | Face dorsale de la femelle |
| Osmia cornuta |
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| auteur(s) : | | | Vue dorsale du mâle |
| Osmia cornuta - Femelle |
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| auteur(s) : Michez D. | | | Corne sur la face de la femelle d'Osmia cornuta |
| Osmia cornuta |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Arolia = coussinet présent entre les griffes au bout des pattes |
| Osmia cornuta |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile postérieure d'Osmia. En gris, on voit les deux cellules submarginales |
| Osmia cornuta - Mâle |
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| auteur(s) : Michez D. | | | Mâle - Extrêmité apicale de l'abdomen avec un genitalia |
| Osmia cornuta - Femelle |
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| auteur(s) : Michez D. | | | Face ventrale de l'abdomen de la femelle avec du pollen récolté |
| Osmia cornuta - Femelle |
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| auteur(s) : Michez D. | | | Face de la femelle avec une pilosité noire |
| Osmia cornuta - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Face latérale d'une femelle |
| Osmia cornuta - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Face et antennes du mâle |
| Osmia cornuta - Cycle de développement |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | Emergence des adultes Accumulation de pollen dans le nid par la femelle Développement de la larve Mort des adultes, les larves passent l'hivers |
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B/ Annee - Bombus pascuorum
(Scopoli, 1763)
ECOLOGIEMoeurs : Comme tous les autres bourdons, cette espèce est sociale et présente une caste ouvrière stérile. La colonie est fondée au printemps par une reine solitaire dans une cavité préexistante (nids de rongeurs, sous du bois mort ou sous des touffes d’herbes). La reine y pond ses premiers oeufs et accumule des réserves de nourriture (pollen et miel) qui serviront à nourrir ses larves. Une fois adulte, cette première génération d’ouvrières s’occupe des travaux de construction et du soin au couvain. A ce moment, la reine se consacre uniquement à la ponte, les ouvrières prennent le relais pour les autres tâches. Plusieurs autres générations d’ouvrières seront produites et la colonie finira par atteindre 60 à 150 individus. En fin de cycle (août-septembre), la reine produit des sexués (mâles et reines) qui sortent de la colonie et s’accouplent. Une fois l’accouplement terminé, les futures reines cherchent un site pour hiberner (vieux nid de rongeur). Le reste de la colonie fini par péricliter puis mourir. Bombus pascuorum est une abeille à langue longue qui butine de nombreuses fleurs, avec une préférence pour les fleurs à corolles profondes comme les Fabacées, Lamiacées, Boraginacées et Scrophulariacées. Son abeille-coucou : Bombus (Psithyrus) campestrisDistribution : Très commune dans toute l’Europe. Statut / conservation : Espèce non menacée. En expansion relative en Belgique. Planter des plantes aromatiques ou des légumineuses (trèfle, lotier corniculé, sainfoin…) permet d’attirer facilement cette espèce. RECONNAISSANCECritères de détermination : Aile antérieure avec trois cellules submarginales de même taille, la première divisée par un sillon oblique. Pilosité jaune-orangée sur le dessus du thorax, gris foncé sur les quatre premiers segments abdominaux, avec des poils clairs au bord, et de nouveau jaune-orangé sur les deux derniers segments. Certains individus peuvent aussi avoir une pilosité orangée sur le thorax, noire sur les quatre premiers segments abdominaux et à nouveau orangée sur les deux derniers segments. Reine et ouvrière : 12 articles antennaires. Apex de l’abdomen avec un aiguillon. Pattes postérieures avec le tibia de forme triangulaire, la surface externe est aplatie, lisse, brillante et entourée par deux franges de longues soies recourbées dorsalement vers l’intérieur (corbeille à pollen). La reine mesure 15-18 mm. Les ouvrières mesurent 9-15 mm. Abdomen avec six segments visibles, le dernier segment est pointu. Mâle : 13 articles antennaires. Apex de l’abdomen avec un genitalia. Abdomen avec sept segments visibles, le dernier segment est arrondi. Pas de corbeilles à pollen, surface externe des pattes postérieures entièrement couverte de poils. Mesure 12-14 mm. Espèces semblables : Confusion possible avec Bombus humilis et Bombus muscorum mais ces deux espèces ne sont pas présentes en région bruxelloise. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Très ubiquiste, présent dans tous les milieux riches en fleurs à végétation assez basse (prairies, lisière de bois, clairières et jardins). Bourdon très commun à Bruxelles. Période de vol : Avril à octobre POUR EN SAVOIR PLUSDelmas R., 1976. - Contribution à l'étude de la faune française des Bombidae (Hymenoptera, Apoidea, Bombidae). Annales de la Société entomologique de France (N.S.), 12: 247-290. Rasmont P. 1983. La notion d’exergue appliquée à Megabombus (Thoracobombus) pascuorum (Scopoli) (Hymenoptera: Apidae). Bulletin & Annales de la Société royale belge d’Entomologie, 119: 185-195. Rasmont P. 1988. Monographie écologique et biogéographique des Bourdons de France et de Belgique (Hymenoptera, Apidae, Bombinae). Thèse de doctorat, Faculté des Sciences agronomique de l'Etat, Gembloux, 309+LXII pp. PERSONNE DE CONTACTPatrick Lhomme : mailto:patrick.lhomme@umons.ac.be
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| Bombus pascuorum |
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| auteur(s) : | | En haut la reine En bas à gauche une ouvrière En bas à droite un mâle |
| Bombus pascuorum |
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| auteur(s) : Pauly A. | | Bruxelles | | sur lamier jaune |
| Bombus pascuorum floralis |
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| auteur(s) : JM Michalowski | | Ferrieres, RN Pierreux | | ID par Pr Rasmont |
| Bombus pascuorum - Mâle |
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| auteur(s) : David GENOUD | | Lande de Préchère - Captieux - 33 - France | |
| Bombus pascuorum - Nid |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Début d'un nid de Bombus pascuorum |
| Bombus pascuorum |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile antérieure avec trois cellules submarginales en grisé |
| Bombus pascuorum - Ouvrière |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la tête |
| Bombus pascuorum - Ouvrière |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Patte postérieure avec une corbeille pour le transport de pollen |
| Bombus pascuorum - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la tête du mâle et de la longue langue |
| Bombus pascuorum - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de l'apex de l'abdomen du mâle avec le genitalia |
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C/ Ete - Dasypoda hirtipes
(Fabricius 1793)
ECOLOGIEMoeurs : C’est une abeille solitaire. Elle nidifie en bourgade de parfois plusieurs dizaines à centaines de nids dans les zones sableuses comme des bords de chemins, des sablières ou des dunes. La galerie principale s’enfonce de 20-60 cm dans le sol. Cette galerie possède des ramifications secondaires terminées par une cellule. Dans les cellules, les boulettes de pollen reposent sur trois pieds, probablement pour éviter les moisissures. Un oeuf unique est ensuite pondu et l’entrée de la cellule larvaire est obturée à l’aide de fines particules de sol. Cette abeille butine exclusivement sur Astéracées (épervière, picride, porcelle…). Les imposantes brosses de récolte qu’arborent les femelles de Dasypoda hirtipes leur permettent de transporter d’importantes quantités de pollen. Le plus souvent elles effectuent leurs voyages d’approvisionnement dans un rayon de moins de deux kilomètres autour de leur site de nidification. Son abeille-coucou : Probablement Nomada flavopicta et Epeolus variegatus qui ont déjà été observés rodant autour des nids, mais sans preuve formelle de parasitisme. Distribution : Présente dans toute l’Europe et en Asie. Souvent localisée, elle devient assez commune dans les régions sablonneuses. Statut/Conservation : Espèce protégée en Belgique, elle n’est pas en régression mais peut cependant être localement menacée. L’aménagement de zones sablonneuses favorise l’installation de cette espèce. RECONNAISSANCECritères de détermination : Aile antérieures avec deux cellules submarginales, la première cellule égale ou plus grande que la deuxième. Cellule marginale avec l’apex pointu ou arrondi, accolé ou distant de la marge de l’aile par moins de deux fois l’épaisseur d’une nervure. Abdomen noir, de forme rectangulaire. Pilosité rousse et noire sur l’abdomen et les pattes. Langue courte. Femelle : 12 articles antennaires. Apex de l’abdomen avec un aiguillon. Mesure 13-15 mm. Pilosité brun-jaune sur la tête et le thorax. Bandes blanches sur les segments 2 et 4 de l’abdomen. Tibia postérieur avec une brosse de récolte hypertrophiée, aux soies bien plus longues que la plus grande largeur du tibia, y compris celles de la face ventrale du tibia. Mâle : 13 articles antennaires. Mesure 12-14 mm. Corps couvert de longs poils brun-jaune et blanchâtres, un peu hirsutes. Possède de longues pattes fines. Espèces semblables : Seule espèce du genre présente en Belgique. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Milieux ouvert et sablonneux, surtout dunes continentales, bord de chemin, sablières, ainsi que certains milieux urbains (p.ex. des allées pavées) dont le sol présente une texture sableuse. Espèce rare à Bruxelles. Période de vol : juillet à début septembre. POUR EN SAVOIR PLUSMichez, D., M. Terzo & P. Rasmont. 2004. Révision des espèces ouest-paléarctiques du genre Dasypoda Latreille 1802 (Hymenoptera, Apoidea, Melittidae). Linzer Biologische Beitrage, 36(2): 847-900. Michez, D., M. Terzo & P. Rasmont. 2004. Phylogénie, biogéographie et choix floraux des abeilles oligolectiques du genre Dasypoda Latreille 1802 (Hymenoptera: Apoidea: Melittidae). Annales de la Société entomologique de France, 40(3-4): 421-435. Pouvreau A. & Loublier Y. 1995. Observations sur la biologie de Dasypoda hirtipes (F., 1973). Annales de la Société entomologique de France (n. s.) 31, 237-248. Vereecken N. J., Toffin E., Michez D. 2006. Observations relatives à la biologie et à la nidification d’abeilles psammophiles d’intérêt en Wallonie. 2. Observations estivales et automnales. Parcs et Réserves 61(4): 12-20. PERSONNE DE CONTACTDenis Michez : mailto:denis.michez@umons.ac.be
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Distribution européenne de Dasypoda hirtipes
Main sources : Michez D. Last update : Distribution européenne de Dasypoda hirtipes
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| Dasypoda hirtipes |
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| auteur(s) : Gosselin M. | | | Larve sur pain de pollen |
| Dasypoda hirtipes |
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| auteur(s) : Gosselin M. | | | Larve sur pain de pollen |
| Dasypoda hirtipes |
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| auteur(s) : Gosselin M. | | | Site de nidification |
| Dasypoda hirtipes femelle |
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| auteur(s) : David GENOUD | | Soustons Etang Hardy - 40 - France | |
| Dasypoda hirtipes mâle |
>>> galerie photos |
| auteur(s) : David GENOUD | | Ondres Lac Noir - 40 - France | |
| Dasypoda hirtipes - cycle de développement |
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| auteur(s) : Michez D. | | A= la femelle vierge émerge deux semaines après les mâles. B= Accouplement des mâles et des femelles C= La femelle récolte du pollen D= Le pollen est accumulé au bout de galeries profondes creusées dans le sol E= La larve consomme le pollen D= La larve passe l'hivers, les adultes peurent et au printemps se transforme en crysalide, puis en adulte |
| Dasypoda hirtipes, male |
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| auteur(s) : A. PAULY | | Réserve de Kalmthout | | sur Senecio sp. |
| Dasypoda hirtipes |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile antérieure de Dasypoda hirtipes avec deux cellules submarginales en grisé |
| Dasypoda hirtipes - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Femelle vue de profil. On peut bien observer la brosse de récolte très développée et la langue courte |
| Dasypoda hirtipes - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de l'abdomen de forme rectangulaire, avec des bandes de soies blanches à l'extrémité des tergites |
| Dasypoda hirtipes - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la face du mâle avec une pilosité blanche et une langue courte |
| Dasypoda hirtipes - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Vue de profil du mâle de Dasyopoda hirtipes |
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C/ Ete - Melitta nigricans
Alken 1905
ECOLOGIEMoeurs : C’est une abeille solitaire. Elle creuse probablement son nid dans le sol où la végétation est plus ou moins clairsemée, mais cela reste à confirmer. Les adultes se rencontrent dans les prairies et friches humides. Ces biotopes inhabituels pour une abeille correspondent aux habitats de Lythrum salicaria, la salicaire. En effet, les femelles de M. nigricans butinent uniquement sur la Salicaire pour y collecter du pollen et les mâles volent frénétiquement autour de ces plantes à la recherche de femelles vierges. Son abeille-coucou : Nomada flavopicta. Distribution : Présente dans toute l’Europe mais sa biologie est peu connue. Son nid n’a par exemple jamais été décrit. Melitta nigricans est rare mais localement abondante sur les sites où sa plante de prédilection est présente. Statut/Conservation : Espèce non menacée. La préservation de sa plante de prédilection, la salicaire, favorise la présence de cette espèce. RECONNAISSANCECritères de détermination : Aile antérieure avec trois cellules submarginales, la première plus grande que les deux autres. La cellule marginale pointue à l’apex, l’apex accolé à la marge de l’aile. Thorax à pilosité rousse. Abdomen de forme ovale et de couleur noire avec des soies blanches sur chaque tergite. Le dernier article des tarses est élargi en poire. Langue courte. Femelle : 12 articles antennaires. Apex de l’abdomen avec un aiguillon. Mesure 10-12 mm. Patte postérieure avec de longues soies sur le fémur et/ou le tibia (brosse de récolte à pollen) Le dernier article du tarse (celui qui porte les griffes) est remarquablement grand. Pas de flocculus, pas de fovéa. Mâle : 13 articles antennaires. Mesure 9-10 mm. Pas de brosse de récolte. Les articles antennaires sont noueux, le dernier est tronqué. Espèces semblables : confusion possible avec de nombreuses abeilles, notamment celles du genre Andrena qui est relativement proche morphologiquement. Contrairement à ces dernières, les Melitta n’ont pas de fovéa ni de flocculus (voir fiche Andrena fulva). Par ailleurs, Melitta nigricans est l’abeille la plus commune sur les salicaires et on ne la trouve jamais sur d’autres plantes. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : Cette abeille préfère les terrains sablonneux. Strictement inféodée à la Salicaire, on la retrouve uniquement sur les sites où pousse cette plante (milieux humide, en bordure de marre ou de cours d’eau). Espèce rare à Bruxelles, elle a déjà été observée au jardin Massart et au parc du botanique. Période de vol : juillet à début septembre. POUR EN SAVOIR PLUSMichez D & Connal Eardley. 2007. Monographic revision of the bee genus Melitta Kirby 1802 (Hymenoptera: Apoidea: Melittidae). Annales de la société entomologique de France (N.S.), 2007, 43 (4) : 379-440. Michez D., Joris I. & Iserbyt S. 2008. Eco-éthologie des visiteurs de Lythrum salicaria L. (Lythraceae) en Belgique. Belgian Journal of Entomology, 10, 37-55. PERSONNE DE CONTACTDenis Michez : mailto:denis.michez@umons.ac.be
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Distribution européenne de Melitta nigricans
Main sources : Denis Michez Last update : 10 janvier 2010
Distribution belge de Melitta nigricans
Main sources : Michez D. Last update :
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| Melitta nigricans - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail du genitalia mâle vu au microscope à balayage |
| Melitta nigricans - Femelle |
>>> galerie photos |
| auteur(s) : Yvan Barbier | | B, Gembloux | | Récolte du pollen et du nectar sur Lythrum salicaria |
| Melitta nigricans - Femelle |
>>> galerie photos |
| auteur(s) : Yvan Barbier | | B, Terril d'Hensies | | approchant Lythrum salicaria |
| Melitta nigricans mâle |
>>> galerie photos |
| auteur(s) : David GENOUD | | Ondres Lac Noir - 40 - France | |
| Melitta nigricans |
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| auteur(s) : Michael Terzo | | | Aile antérieure avec trois cellules submarginales indiquées en grisé |
| Melitta nigricans - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Abdomen noir avec des bnades de soies blanches à l'extrémité des tergites |
| Melitta nigricans - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la patte médiane du mâle avec le dernier tarse élargi en forme de poire |
| Melitta nigricans - Femelle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Vue de profil |
| Melitta nigricans - Mâle |
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| auteur(s) : Denis Michez | | | Détail de la face du mâle avec une pilosité rousse et quelques soies noires sur les côtés |
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D/ Automne -Colletes hederae
Schmidt & Westrich, 1993
ECOLOGIEMoeurs : L’abeille du lierre est solitaire. Elle nidifie en bourgade de parfois plusieurs centaines de nids individualisés. Au cours de la période de reproduction, les mâles patrouillent sur le site de nidification à la recherche des femelles. Lorsqu’une femelle vierge émerge de sa cellule larvaire souterraine et qu’elle rejoint la surface du sol, elle est rapidement prise d’assaut par plusieurs mâles qui tentent alors de s’accoupler avec elle. Après l’accouplement, la femelle creuse des galeries d’environ 40 cm de profondeur. Au fond, ces galeries s’élargissent en cellules larvaires tapissées d’une membrane transparente et contenant un mélange liquide de pollen et de nectar sur lequel elle pond un oeuf. Les femelles de C. hederae butinent uniquement sur le lierre, les mâles peuvent se rencontrer sur d’autres plantes. Son abeille-coucou : Probablement plusieurs espèces du genre Epeolus ( E. cruciger, E. variegatus), mais aucune preuve formelle de parasitisme en Belgique à ce jour. Distribution : Colletes hederae est en pleine expansion à travers l’Europe de l’Ouest. Un suivi international de l’expansion de cette espèce a d’ailleurs été mis en place, et nous cherchons à rassembler toutes nouvelles informations relatives à la présence de cette espèce en Europe occidentale (cf. http://homepages.ulb.ac.be/~nvereeck/ColleteshederaeFR.html). Statut / conservation : Espèce non menacée. La présence de sols nus et de massifs de lierre en fleurs est favorable à l’installation et au maintien de cette espèce. RECONNAISSANCECritères de détermination : Aile antérieure avec trois cellules submarginales. Deuxième nervure récurrente en forme de S. Les yeux généralement fortement convergents vers le clypeus. Langue courte et bifide. Pour les deux sexes, la pilosité de la tête et du thorax est rousse. L’abdomen est de teinte sombre et possède des bandes jaune clair très nettes qui couvrent presque entièrement la moitié postérieure des segments. Femelle : 12 articles antennaires. Mesure 11,5-14,5 mm. Brosse de récolte sur les pattes postérieures. Mâle : 13 articles antennaires. Mesure 8,5-12,5 mm. Pas de brosse de récolte. Espèces semblables : Très difficile à distinguer des autres espèces du genre Colletes. C’est cependant la seule qui butine sur le Lierre, l’observation sur sa plante de prédilection permet donc de confirmer la détermination de l’espèce. PHENOLOGIE ET HABITATSHabitat : On retrouve cette abeille sur les talus argileux ou argilo-sableux, non loin de sa plante de prédilection, le lierre. Espèce localement abondante à Bruxelles, notamment à proximité du musée des sciences naturelles. Période de vol : Août à octobre POUR EN SAVOIR PLUSBaugnee J.Y. 1998. Notes faunistiques sur quelques Colletidae peu courants en Belgique (Hymenoptera Apoidea). Lambillionea, 98: 411-414. Janvier H. 1980. Comportement d’abeilles Colletidae. Mémoire diffusé par l’auteur, 392p. Mahé G. 2008. Observations en Loire-Atlantique (France) de Stenoria analis (SCHAUM) (Coleoptera, Meloidae), cleptoparasite de Colletes hederae Schmidt & Westrich (Hymenoptera, Colletidae) Petit J. 1996. Sur Colletes hederae Schmidt et Westrich 1993, abeille solitaire nouvelle pour la faune belge (Hymenoptera Apoidea). Lambillionea 96: 55-58. Vereecken N.J., Toffin E. & Michez D. 2006. Observations relatives à la biologie et à la nidification d’abeilles psammophiles d’intérêt en Wallonie. 2. Observations estivales et automnales. Parcs et Réserves 61(4): 12-20. PERSONNE DE CONTACTNicolas Vereecken : mailto:nicolas.vereecken@ulb.ac.be
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ribution de Colletes hederae en Belgique
Main sources : Nicolas Vereecken Last update : Distribution de Colletes hederae en Belgique
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| Colletes hederae |
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| auteur(s) : Nicolas J. Vereecken | | |
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